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Charmante Pattaya – Son aventure avec Nui (1)


Son aventure avec Nui commence de façon inattendue.

Nui, une prostituée sur Beach Road à Pattaya, n’est pas vraiment jolie. En revanche elle a un caractère agréable et poli. Elle s’habille de façon inoffensive, refuse de se maquiller et zéro pour cent de son corps est tatoué. Foncièrement honnête, elle n’est ni bavarde ni ennuyeuse. Elle est émotive mais aussi assez terre-à-terre et pas du tout stupide ou lente. Elle fait les choses raisonnablement, de manière charmante et avec un sourire. Tout à fait dans le genre voisine-sympa-qui-ne-raconte-pas-de-conneries ; elle n’utilise pas de phrases comme "Salut beau mec, je vais avec toi". En fait, jusqu’à récemment, et d’après ses dires, elle faisait des massages traditionnels Thaïs, des massages à l’huile et des massages des pieds pour gagner sa vie et rien de plus. Âgée de 28 ans, elle a un bébé, une liaison de cœur brisée et une grande expérience de ce qu’est vraiment la vie. Elle est assez timide, mais une fois lancée elle se lâche. Dieu vous en garde, mais si vous deviez choisir une compagne pour une relation durable, ici et maintenant sur Beach Road à Pattaya, vous pourriez faire bien pire que de prendre Nui.

Bon, répétons le encore une fois, Nui n’est pas une reine de beauté. Mais qui est-ce que ça gêne ? Pas monsieur F – Nui devient sa régulière à Pattaya.

Les risques en allant avec une fille des rues sont bien connus – elles ont peut-être été évincées des bars pour des raisons de santé ou de comportement, et elles ne peuvent pas être retrouvées quand les choses tournent mal. D’un autre côté, une personne comme Nui ne peut être rencontrée que sur Beach Road, là où ils firent connaissance. Elle ne l’avait même pas dragué. Monsieur F entend son rire joyeux alors qu’elle discute avec des amies, et il remarque sa robe de fille vertueuse. Il l’invite à venir s’asseoir à côté de lui, ce qu’elle fait presqu’à contrecœur et avec timidité. Il se demande même si elle voudra bien coucher, cette innocente femme qui a un air d’institutrice de la campagne. Sur la relativement calme et venteuse route de la plage dont les talus sont recouverts de dalles en pierre polies bien pratiques, il est facile de discuter et d’en apprendre un peu plus sur elle.

En fait, Nui travaille bien dans un gogo-bar ruineux, mais Monsieur F n’aurait jamais pu la découvrir là-bas. Quand monsieur F lui rend visite un peu plus tard dans ce gogo-bar, il se rend compte que c’est vraiment un mauvais environnement pour une fille honnête comme Nui. Elle est surtout intimidée dans sa tenue de danseuse. Elle est manifestement mécontente ici, et elle lui dit qu’un jour normal elle fait une ou deux consommations et pas de farang. Parmi les autres filles, qui sont bien plus extroverties, on ne la remarque presque pas, et il y a bien trop de bruit pour se parler. Il ne la voit pas bavarder avec ces types grossiers, bruyants, aux crânes rasés et aux allures de soldats qui sont là. Ce n’est pas l’endroit pour faire la connaissance d’une fille aussi introvertie que Nui.

Autrefois, Nui était une fille rêveuse d’Uttaradit au centre de la Thaïlande ; ses parents divorcèrent, mais son petit-ami Thaïlandais s’occupa d’elle. Le jeune couple partit pour Bangkok ; là elle travaillait dans une usine de confection pendant que son copain gagnait de l’argent en réparant des télés. Un jour elle fut heureuse de lui annoncer qu’elle était enceinte. À partir de ce jour, le père de l’enfant commença à boire, à fréquenter les prostituées et à oublier de travailler ; le cœur et ses rêves brisés, Nui quitta son petit-ami avant même que sa fille soit née. Après cela elle apprit à faire des massages et elle déménagea à Pattaya. Mais les massages traditionnels thaïlandais seuls ne suffisaient pas à subvenir à ses besoins et à ceux de sa fille qui était restée avec son grand-père à Uttaradit ; aussi elle en arriva à aller chaque soir à Beach Road après la fermeture de son centre de massage. Sans trop réussir : selon elle, la timide Khun Nui n'a eu qu’un seul autre client avant Monsieur F sur Beach Road, un homme âgé de 60 ans ; elle refuse de donner des détails sur cette besogne qui a du être une sacrée expérience pour une nouvelle-venue aussi timide qu’elle sur le marché du sexe.

Après que son centre de massage ait été transformé en un point d’accès à Internet, Nui a trouvé le travail de danseuse dans le gogo-bar ruineux (130 Bahts la lady drink, 1000 Bahts la compensation de bar comprenant l’accès à une chambre de passe). Là, elle perçoit 7000 Bahts pour danser, mais elle n’est jamais emmenée à la chambre de passe. Elle dit que bientôt elle recommencera à travailler dans un autre centre de massage, heureuse d’échapper à ce stupide travail au gogo-bar. Dans son nouveau centre de massage, elle n’aura pas de salaire fixe ; les clients paieront 200 Bahts de l’heure sur lesquelles elle récupèrera 80 Bahts. S’il comprend bien ce qu’elle lui dit, elle touchera 100 Bahts pour un jour sans clients. D’après elle, le centre n’aura pas de chambre de passe. À la question pour savoir si elle continuera ses heures supplémentaires dans la rue, il n’y a pas de réponse.

C’est facile de bavarder sur la route de la plage. Quand finalement ils partent en direction de la chambre d’hôtel, ils s’étaient mis d’accord sur seulement un massage thaïlandais – d’autres choses arriverons peut-être, ou peut-être pas. Ils feront de même à chaque autre rencontre. Elle n’insiste pas trop pour la totale, mais elle n’est pas non plus à proprement parler contre – tout comme Monsieur F. Une fois lancée, elle peut même devenir très enthousiaste.

Lors de leurs premières relations charnelles, elle est timide et insiste pour que l’éclairage soit faible ou que les rideaux soient tirés. Plus tard cela changea. Quand Monsieur F n’est pas en mode accouplement, elle appelle son zizi "nongchai" (petit frère). Mais sous l’effet de ses mains entraînées au massage, le petit frère grandit vite. "Pichai laeow" dit-il (le grand frère est prêt). Ils rient.

Après leur première rencontre, il veut lui payer les habituels 500 Bahts, plus 200 de pourboire. Mais il a seulement un billet de 1000 Bahts. Il dit : "je te paie 700, d’accord ? J’irai plus tard à ton bar et tu me rendras les 300". Même si ces 300 ne refaisaient jamais surface, ce ne serait pas grave. Mais elle n’est pas satisfaite de cela : "je descends à la réception et je vais demander des petites coupures". Le timide Monsieur F n’aime pas que ses prostituées réveillent le gardien de nuit pour faire de la monnaie, aussi il l’oblige à partir en étant son débiteur. Le matin suivant, ils se rencontrent par pur hasard dans le centre commercial Big C ; spontanément et presque aussi vite qu’apparait son sourire, apparaissent également les 300 Bahts – elle se sentait si gênée de lui devoir de l’argent. À une autre occasion, elle lui doit temporairement 500 Bahts. Elle lui rend une grosse liasse de petits billets ; il vérifie le total seulement après qu’elle soit partie – et, en effet, il y a les 500 (il n’en doutait pas en fait). Une fois elle ramena à la maison son pantalon déchiré pour le rapiécer, et elle le rapporta rapidement.

Elle est si nouvelle et si non professionnelle ; elle dit qu’elle n’a même pas d’adresse e-mail ou de téléphone portable. Elle dit peut-être ça parce qu’elle ne veut pas avoir de clients au bout du fil, mais qui sait. Monsieur F doit la contacter par l’intermédiaire du cellulaire de sa colocataire. Il se trouve que cette dame semble très agréable au téléphone, aussi Monsieur F dit à Nui en blaguant que sa colocataire pourrait venir avec elle aussi. Mais Nui dit que son amie fait des ménages et qu’elle "n’aime pas faire crac-crac avec les farangs". Peut-être bien que Nui protège son business, mais encore une fois, qui sait. Ici, à Pattaya, il y a beaucoup de "femmes de ménage" n’est-ce pas ?

Ses journées à Pattaya, Monsieur F aime les commencer tout doucement, à la plage tranquille de Dongtan à Jomtien, par un petit-déjeuner prolongé paresseusement, en essayant d’ignorer les bonjours louches provenant de maigres escort-boys. Il réfléchit sur le fait d’inviter Nui à le rejoindre, mais finalement il ne veut pas qu’une prostituée interfère avec son monde réel. C’est seulement depuis sa chambre, qui est maintenant propre, le très grand lit étant fait avec soin, qu’il appellera la colocataire de Nui et qu’il demandera à Nui un massage. La réponse est toujours la même : "Nui est en train de dormir. Mais elle peut venir dans les 10 minutes, pas de problème !" Quand il réalise qu’elle fait toujours la sieste pendant les heures les plus chaudes de la journée, Monsieur F essaie de l’appeler deux heures en avance, comme ça elle a plus de temps pour s’habiller et prendre une soupe au marché. Elle arrive toujours à l’heure demandée.

Ils deviennent plus intimes après deux ou trois jours. Quand elle se présente à sa porte, avec un grand sourire, il a l’impression qu’elle est une super camarade de chambre qui revient. Vous savez, elle avec son anglais enfantin et lui avec son thaï enfantin, ils ne peuvent pas beaucoup se parler. Mais il semble qu’il y ait beaucoup d’entente mutuelle ne nécessitant pas de mots entre eux – il ne se dit jamais "mais qu’est-ce que cette salope timbrée fait ici après tout" ; non, ses gestes lui semblent toujours sensés ; elle est d’agréable compagnie. Elle fait les choses avec aisance, raison, charme et avec le sourire, tout comme votre voisine-sympa-qui-ne-raconte-pas-de-conneries. Au lit, Nui n’a plus besoin de fermer les rideaux. Elle l’amène activement du massage au sexe bien qu’elle sache que ça ne changera pas son salaire. Ses baisers sont plus affectueux, mais pas encore tout à fait détendus. Dans le feu de l’action, son visage change radicalement d’expression, tout son corps frémit et elle crie d’étranges mots ; c’est seulement après que Monsieur F réalise qu’elle crie le nom d’emprunt qu’il utilise pour ses rencontres avec les prostituées, avec une prononciation bizarre.

17 heures arrive ; après le massage, ce qui s’en est suivit et une sieste l’un dans les bras de l’autre, Nui regardera l’horloge et dira "pai tamngan" (au boulot). Elle doit pointer au gogo-bar à 18 heures. Une dernière fois pour ce jour elle demandera la permission d’utiliser la douche, le shampoing et la serviette. Tandis qu’elle barbote dans la salle de bains, Monsieur F arrêtera la climatisation et ouvrira la fenêtre ; ainsi elle n’aura pas froid quand elle sortira de la douche. Il déposera son maigre salaire accompagné d’un petit pourboire quelque part près de son sac à main. Oh pas un gros pourboire. À la découverte des billets elle demandera "c’est pour moi n’est-ce pas ?" et elle lui fera un timide et magnifique sourire qui dit "merci". Monsieur F dira "peut-être à demain, peut-être pas ; chok-dee khrap" (bonne chance). Elle disparaîtra en silence mais avec un ravissant sourire.

Bizarement, une fois qu’elle est un peu pressée pour aller au bar, elle dit qu’elle ne trouve pas son soutien-gorge de danseuse. Elle prétend que Monsieur F l’a fourré dans sa valise qui est posée bien en vue sur un porte-bagage. Monsieur F ouvre sa valise et dit "Mai mee (je ne l’ai pas), tu vois bien !". Sur ce elle commence à fouiller de manière déterminée dans ses affaires. Elle a un sourire amusé à la découverte non pas de son soutien-gorge mais d’une collection de préservatifs. Monsieur F la regarde fourrager de près mais il ne le l’arrête pas. Il sait que c’est un comportement courant chez les Asiatiques. Il ne voit aucune tentative de vol et les choses de valeurs sont ailleurs de toute façon ; elle trouve seulement des chaussures, des livres, des CDs. Elle a l’air un peu énervée qu’il lui ai volé son soutien-gorge de danse et elle lui demande son téléphone portable pour appeler sa colocataire. Et… ça alors… son soutien-gorge est resté à la maison ! "Oh, pardon ! pardon ! Khor thod khaaaaaa!" Sur sa HONDA de location Monsieur F l’emmène ensuite à son pauvre immeuble ; elle ne veut pas qu’il rentre à l’intérieur.

Après le départ de Nui, Monsieur F se douche et se fait beau. C’est maintenant le moment parfait pour jouir du coucher de soleil sur la route de la plage. Dans un état second, après le massage et plus, il dérivera le long de la population féminine du trottoir ; et quand une tapineuse lui lancera son "salut beau mec", il répondra "Khor thod khrap, boomboom laeow".

Ils deviennent plus intimes après deux ou trois jours. Quand elle se présente à sa porte, avec un grand sourire, il a l’impression qu’elle est une super camarade de chambre qui revient. Nui n’a plus besoin de fermer les rideaux. Ses baisers sont plus affectueux, mais pas encore tout à fait détendus. Quand ils s’envoient en l’air, tout son corps frémit et elle crie d’étranges mots ; c’est seulement après que Monsieur F réalise qu’elle dit le nom d’emprunt qu’il utilise pour ses rencontres avec les prostituées, avec une prononciation bizarre. Elle l’amène activement du massage au sexe bien qu’elle sache que ça ne changera pas son salaire.

Elle l’appelle teelac (chéri ; lit. le bien-aimé). Il lui rappelle qu’ils ne sont pas un couple et elle répond "OK – tu es mon ami bien-aimé, dai mai khaa?" Dai laeow khrap. Contrairement à son comportement habituel avec ce genre de femme, il l’informe du jour où il partira. Contrairement à d’autres prostituées, elle ne lui répond pas "pai dueay" (je viens avec toi) mais "mai pai" (je ne viens pas).

Cher lecteur : Monsieur F ne *veut* pas s’attacher. À maintes reprises, il a laissé tomber de merveilleuses petites-amies normales pour fréquenter des prostituées, alors il n’a aucune raison de faire d’une prostituée une petite-amie normale. Soit dit en passant, Stickmanbangkok.com lui a aussi appris un truc ou deux.

Quelquefois il lui dit, "j’irai peut-être te voir au bar, ou sur la route de la plage après 2 heures du matin ; mi farang laeow, mai pen rai khrap" (pas de problème si tu es déjà avec un farang). Elle dit, "je t’attendrai peut-être près de ton hôtel dans la nuit ; mi phooying laeow, mai pen rai khaa" (pas de problème si tu es déjà avec une fille). Ainsi, il passe une nuit à sa place habituelle sur Beach Road à 2 heures 20 du matin, juste pour voir si elle va bien ; il y a des filles mais pas de Nui. Pauvre d’elle, est-ce qu’elle couche avec un Allemand puant et ivre ? Avec hésitation il retourne en marchant vers son hôtel de bord de mer ; et elle est là, assise près de la porte d’entrée, elle "voulait juste voir si tu allais bien". Puis elle dit en souriant : "Mi phooying laeow mai?" (Tu es déjà avec une fille ?). Même s’ils s’étaient mis d’accord sur le côté strictement professionnel de leur relation, ce stade est maintenant dépassé – Monsieur F est content de lui prouver qu’il revient seul et qu’il ne va pas tromper sa prostituée principale avec une autre cette nuit.

Cette même nuit, quand elle le voit s’approcher, elle cache subrepticement un bras derrière son dos. Une cigarette ! Ils n’en ont jamais parlé, mais elle avait deviné que F était non-fumeur et qu’ainsi il ne devait pas aimer que sa prostituée soit accro à la nicotine. Avec raison. Ce n’est pas seulement pour des questions de santé, d’odeur ou d’esthétique : Monsieur F trouve qu’une dame thaïlandaise qui fume en public n’est plus vraiment une dame bien ; et il a besoin d’avoir l’illusion que sa régulière est une dame bien. En fait, si Nui avait fumé une cigarette lors de leur première rencontre, Monsieur F n’aurait jamais fait attention à elle. Mais maintenant c’est trop tard, la cancerette ne le rebute plus comme c’est le cas d’habitude. Elle prétend fumer seulement "nitnoi" (un petit peu), et ses baisers ne sentent jamais mauvais. "Mai pen rai", dit-il.

C’est leur dernière après-midi ensemble. Pas de massage, et pas de séance de baise débridée. Ils font juste un câlin, l’un dans les bras de l’autre sur le grand lit blanc, s’imprégnant mutuellement du corps de l’autre. Il demande, "ton bébé, narak mai ?" (Il est mignon ?)

Elle s’anime, prend plaisir à décrire sa progéniture et elle dit avec chaleur et assurance : "aujourd’hui je suis déjà allé à la banque, et j’ai envoyé de l’argent au bébé. 2000, provenant de toi". Son sourire s’agrandit, elle se serre encore plus dans ses bras et elle murmure "Merciiiiiiii" dans son oreille. Il est touché, il se sent presque comme un père. À chaque fois qu’il la payait, il n’avait jamais pensé à son enfant, il croyait que l’argent servait à améliorer sa vie à elle. Mais tout ce qu’elle a fait, elle l’a fait principalement pour la petite. Sa prostituée de Beach Road à Pattaya est une mère aimante, c’est si facile de l’oublier. Peut-être même que toutes les émotions qu’elle lui a clairement manifestées n’étaient pas pour lui finalement, mais pour le bien-être du bébé. Il voudrait bien voir une photo du bébé. Mais là aussi, il ne vaut mieux pas : il ne demande pas à voir sa photo, son cœur pourrait bien en être retourné.

Comme prévu, cet après-midi est leur toute dernière. Elle dit "cette nuit à 2 heures, après le gogo-bar, je viens à ta porte, toc-toc, ok mai khaa ?" Il ne répond pas. "Ok mai khaaa???" Bon sang, bien sûr qu’il meure d’envie de la revoir. Mais alors ce ne serait plus une transaction commerciale. Il devra lui dire qu’il ne paiera plus les 500 Bahts plus le pourboire par rencontre. Voudra-t-elle venir gratuitement ? Mais encore fois, il ne veut pas une femme pour rien. "Cette nuit à 2 heures, je toque à ta porte, ok mai KHAAAAA?!?!??" Finalement il répond : "tu peux essayer, mais peut-être que je serais déjà avec une fille". Silence, puis un sourire timide. De toute façon il doute qu’elle pourra passer le poste de sécurité bien qu’elle ait réussi à se faufiler chaque après-midi.

Ce midi, au Big C, il a perdu deux heures à la recherche d’un cadeau d’adieu, mais il n’a rien trouvé. Aussi quand Nui s’apprête à le quitter une dernière fois pour sa prestation nocturne au gogo-bar, il pose derrière son sac à main un salaire double, plus 20 Bahts pour le taxi motosai et quelques préservatifs. Grand sourire de remerciement. Un baiser, une accolade et un sourire d’adieu à fendre le cœur.

La voilà partie.

Sa prostituée de Beach Road à Pattaya est partie, et il ne peut pas le supporter. C’est juste une pute, n’est-ce pas ? Avant longtemps, elle aura des tatouages, le SIDA, elle lancera d’une voix rauque "salut beau mec" et elle boira de l’Heineken au petit-déjeuner. N’est-ce pas ? Monsieur F veut sauver cette fille vertueuse de l’impasse dans laquelle elle s’est engagée, mais comment le faire sans s’investir ? Il se sent malade.

Après une douche et une ballade au coucher du soleil sur la plage, il va à un concert live de rock à la façon Thaïe et il prend des rouleaux de printemps au Kum Punn dans le soi 2. Un bus Baht le ramène à l’hôtel avant minuit. Sa tête, son cœur, son corps réclament Nui – mais il n’ira pas à son bar. Avant de dormir il prépare la chambre pour son éventuel retour à 2 heures du matin : il place des serviettes et des verres aux endroits appropriés, vérifie s’il y a assez d’eau minérale et enlève les vieilles chemises – mais il n’ira pas la chercher sur la route de la plage.

Il se réveille. Nuit noire. N’a-ton pas frappé ? Englué de sommeil il se dirige vers la porte, regarde dans le couloir, mais c’est juste la pute du voisin, qui s’en va après une passe. Elle dit de façon mécanique "tu veux me baiser ?", il ferme la porte.

Il se réveille de bonne heure. Sa tête crie Nui. Son cœur crie Nui. Son corps crie Nui. Il sait qu’elle ressent la même chose là maintenant. Mais c’est seulement une pute, n'est-ce pas ? Il est sur le point de vomir. Il lui a menti en lui disant qu’il irait à la gare routière climatisée à 12 heures ; en fait il ira à 10 heures en prenant un minibus devant l’entrée de l’hôtel. Elle pourrait bien venir à l’hôtel à 12 heures et l’attendre en vain. Il ne veut pas que ça arrive. Aussi il insère une nouvelle fois l’autre carte SIM dans son Motorola et il écrit un SMS à sa colocataire : "Chère Nui ! Chok-dee MAAK-MAAK khrap!!! Pai Khrung Thep laeow. Au revoir, <Nom d’emprunt>" (bonne chance, je suis déjà parti pour Bangkok). Il appuie sur envoi.

Le téléphone sonne – est-ce Nui ? "Monsieur, le minibus viens d’arriver."

Dans le minibus il change à nouveau la carte SIM. Le numéro qu’il a utilisé pour Nui est seulement pour son commerce avec les prostituées. La période de validité de cette carte SIM arrivera bientôt à expiration, et il va s’en débarrasser. Comme l’autre jour elle verra son numéro sur le portable de son amie. Mais elle ne pourra pas le contacter parce qu’il ne se sert plus de ce numéro. Après avoir retiré la carte SIM, il la casse en plusieurs morceaux et il jette le tout sur la voie rapide.

Son aventure avec Nui est arrivée à expiration.

Titre original : Delightful Pattaya – His Nui Days

Traduit de l’anglais pas MAGD (david.giuseppe@laposte.net)

Ce qu’en pense Stickman :

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