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Charmante Pattaya – De la bonne sanuk bien clean



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Quelque part à Pattaya : la musique est à plein tube, l’endroit est plein de filles sexy. Tout le monde s’amuse bien, y compris Monsieur F. Il y a une serveuse qui est délicieusement cambrée, elle se trémousse en rythme, il voudrait vraiment l’étreindre un peu. Après tout, on est à Pattaya ! Comme ils essaient de communiquer dans le vacarme fait par la musique, Monsieur F passe son bras autour des épaules de la serveuse. Ouah, elle a l’air bonne, il envisage même de l’embarquer. Mais la gonzesse ne semble pas du tout être réceptive à son étreinte suante. Cette paresseuse ne lui pelote même pas les couilles – on est à Pattaya oui ou non ? Houp-là, désolé, on n’est pas vraiment à Pattaya, mais dans une enclave Thaïe dans l’enceinte du Parc Des Animaux Sauvages de Pathet Pattaya. On est dans une boîte normale avec 1000 Thaïlandais normaux et une poignée de farangs. Prière de vous comportez en conséquence.

Aficionados de musique, vous êtes vous déjà demandé s’il n’y avait pas à Pattaya autre chose que de la techno débile, des groupes nases de rockeurs du dimanche dans les bars à filles et un peu de bons vieux classiques au Tahitian Queen 1 ? Avez-vous déjà cherché un endroit où vous pouvez apprécier de la musique live de qualité aux rythmes endiablés et où vous pouvez guincher sans trop agiter votre zizi fatigué ? Où pour changer vous rencontrerez de vrais Thaïlandais en goguette ?

En vérité, on peut faire à Pattaya de bonnes sanuk bien clean à la mode Thaïe. Monsieur F avait été tuyauté sur le Star Dice, une super boîte de nuit (pas le restau qui porte le même nom sur Beach Road). Il n’avait aucune idée de comment y aller, et aucune intention de faire de l’exploration de nids de poule sur sa Honda Dream de location la nuit venue. Aussi Monsieur F loue-t-il les services d’un mototaxi. C’est le boniment habituel : le type demande 30 Bahts, et après quelques sourires et quelques jérémiades ils se mettent d’accord sur 20 Bahts – pourquoi payer plus qu’une riche entraîneuse de bar sponsorisée par des farangs ? De but en blanc le type de la motosai prétend que le Star Dice n’est pas le meilleur choix pour faire la sanuk en ville, et, après une traversée de la ville et un petit coup d’œil rapide, Monsieur F en convient : au Star Dice il y a de la techno ennuyeuse et trépidante, et ils ont des touristes d’Hong Kong par bus entiers. Autrement, c’est la boîte à la façon Thaïe habituelle, vous vous tenez debout autour de petites tables de bistrot, vous vous soûlez au whiskey et vous bougez sur un beat tonitruant en vous accrochant à votre bibine.

Star Dice mai sanuk, mais Monsieur F est quand même chanceux : son conducteur de motosai en connaît un rayon sur les dancings et les salles de concert – et il peut dire quel endroit est hyper animé, quels jours et à quelles heures. Monsieur Motosai suggère de visiter d’autres lieus qui ont de la musique. Vu ce à quoi on peut s’attendre à Pattaya, il n’est pas cupide. Aussi dégagent-ils du Star Dice sans même chercher à savoir si cette boîte a un groupe de musiciens ou pas.

Il ya de nombreuses autres boîtes de nuit qui font vraiment office de boîte de nuit et pas de marché de viande humaine comme le Marine. Après une course cahotante à travers d’obscures ruelles, le mototaxi Honda s’arrête devant l’Hollywood avec un crissement de pneu : cette boîte a à l’affiche un groupe qui joue live de la pop Thaïe entraînante et une troupe de danseurs et de danseuses habillés de façon originale. C’est presque comme au cabaret, le chanteur change de costume après chaque chanson, à moins qu’il passe le relais à un autre gars, qui sait ? Avec l’entrée payée 250 Bahts sont comprises deux boissons, dont du jus d’orange fraîchement pressée ou du jus de citron – quel endroit sain. (Quelques jours et quelques destinations plus tard, aux alentour du 05-12-2004, Monsieur F a entendu dire que l’Hollywood a complètement brûlé.)

Ensuite il y a le Xzyte, un sombre et gigantesque hangar qui fait office de dancing. Le groupe maison joue du rock macho à la guitare, dans le style Lohso, sans aucun spectacle de danse. À l’entrée, les clients du Xzyte allongent 200 Bahts qui donnent droit à une boisson. Là, de robustes serveurs se taillent à la machette un chemin à travers la foule d’enthousiastes, mais à la demande ils refusent de castrer un prostitué boutonneux qui pelote de manière répétée Monsieur F en faisant semblant de danser. De nombreux Thaïs brandissent des téléphones portables étincelants pour photographier la chanteuse sexy ; ça ressemble au rituel des briquets allumés dans les concerts occidentaux. Tout comme à l’Hollywood, les musiciens jouent presque parfaitement et de façon beaucoup plus mature que les groupes de rockeurs du dimanche dans les bars à filles de Pattaya ; ils interprètent des versions des tubes Thaïs, aussi tout le monde chante joyeusement en même temps.

Comme dans beaucoup de boîtes en Thaïlande, quand le groupe fait une pause ils passent en fond sonore de la techno speedée. En comparaison avec des dancings populaires à Khon Khaen ou à Ubon Ratchathani dans l’Isaan, Monsieur F trouve que les boîtes de Pattaya jouent avec moins de beats par minute, et les clients dansent de façon moins frénétique.

Mais Pattaya n’arbore pas que d’éclatantes discothèques high-tech. Après quelques cahots et un reportage complet sur sa famille, le conducteur de motosai déposa Monsieur F à des pubs à l’ancienne mode qui ont de la musique live non stop. L’un d’eux s’appelle Chem Isaan, ou quelque chose comme ça, et il y a du Luuk Thung, de la musique populaire country qui ne manque pas de piment. Ici la carte et les indications sont seulement en Thaï, parce qu’on est à Pathet Thai et non à Pathet Pattaya. Des Thaïs exaltés dansent en faisant de délicats mouvements de mains ; mais le groupe joue plutôt de la soupe, et pas des morceaux bien enlevés comme dans les performances en province, à Khon Khaen ou à Udon Thani. Monsieur F se sent désolé de l’apathie de la troupe de danse ; ils ont pris trop de valium pendant leur dîner.

Pour de la musique live non stop dans le plus pur style Thaï, il y a le Kum Punn, une salle décorée avec des boiseries rustiques ; les groupes maisons y jouent des tubes des Carabao et d’autres morceaux de rock Thaï. Mais ils n’ont aucun scrupule à insérer du Luuk Thung, la country Thaïe, et le super-chiant « We will rock you » dans un medley un peu bizarre. On danse autour des tables, comme à l’accoutumée. Vous pouvez avoir un menu en anglais, mais les cuisiniers sont fiers d’être Thaïs : saturé de piments et au bord des larmes, avec sa bouche et sa gorge en feu, Monsieur F décide de revenir, mais de revenir repu. Plus tard, après une après-midi sensuelle avec Nui, sa régulière à Pattaya, Monsieur F découvre que les délicieux rouleaux de printemps du Kum Punn peuvent être digérés sans trop de dégâts pour l’intérieur.

Monsieur F veut visiter d’autres scènes musicales aux alentours de Pattaya. Aussi il s’assoit pendant une heure et il essaie de se rappeler où il avait trouvé son conducteur de mototaxi qui lui avait été si utile. Était-ce sur Pattaya 2 road, au coin de soi 8 ? Aussi il marche pendant une heure et, hourra, il est assis là, son guide en musique, et il lui sourit. Mais ce bon vieux Monsieur Motosai ne peut tout simplement pas être loué : plusieurs autres conducteurs sur cette place ont la priorité quand Monsieur F se pointe.

Monsieur F retourne au Kum Punn qui peut être facilement rejoint avec un bus Baht. Il est situé en bas du très en pente soi 2 entre Pattaya 2 et Beach Road, près du parking d’un bar à filles très animé. C’est aussi très près du fastueux Sabaidee, un centre de massage érotique qui domine soi 2. Si vous fréquentez le Sabaidee, Monsieur F suggère que vous réclamiez une couche de savon supplémentaire à la roulure de masseuse de votre choix ; sortez nu et glissez le long du soi ; ignorez les nanas qui crient à droite et à gauche jusqu’à ce que vous voyez un parking sur votre gauche ; là vous vous arrêtez, il ne doit plus guère rester de savon de toute façon ; maintenant avancez de deux pas jusqu’au Kum Punn au-delà du parking. On vous fera un wai à l’entrée. De la bonne sanuk bien clean.

Le Kum Punn et tous les autres dancings ou autres pubs sont pleins à craquer avec 100 à 1000 habitués, des Thaïs qui sanuk, le genre de personnes que vous ne rencontrez jamais sur la promenade le long de la plage. Ce n’est pas le Parc Des Animaux Sauvages de Pattaya, il n’y a pas de pelotage de bite, mais un max de max d’ambiance. Le rapport Farangs/Thaïs doit être d’environ 1/100. En vérité, Monsieur F y a été l’objet d’attentions amicales et pas à cause de son portefeuille, mais à cause de la couleur de sa peau et de son chic pour les tubes Thaïs. On voit vraiment peu de femmes avec des cigarettes, des tatouages ou une dépendance à l’Heineken ; toutefois le whiskey n’est pas détesté. Monsieur F ne s’est rendu compte d’aucune transaction de viande humaine.

Prenez votre courage à deux mains et aventurez-vous dans l’enclave Thaïe hyper-animée à l’intérieur du Parc Des Animaux Sauvages de Pathet Pattaya. Souvenez-vous que ça n’est pas vraiment Pattaya – aussi soyez sage et demandez la permission avant de presser ce sein qui tressaute.

Titre original : Delightful Pattaya – Good, clean sanuk (http://www.stickmanbangkok.com/reader/reader881.html)

Traduit de l’anglais pas MAGD ([email protected])

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