Readers' Submissions

Retour en Isaan

  • Written by IndyUK
  • April 8th, 2008
  • 25 min read


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Retour en Isaan – 1ère partie

Femme, objet cher et décevant, combien la

jeunesse est prompte à te croire !

Lord Byron 1788-1824

Mise en garde

Il est toujours dangereux de généraliser, mais parmi les dizaines de milliers de filles de l’Isaan qui viennent à Pattaya et parmi les milliers de bars qui les emploient, on peut sans aucun doute et très clairement distinguer différents types de bars et d’entraîneuses. Je demande pardon à tous ceux qui se sentiraient insultés par mes observations.

Mais les mots sont des choses, et il suffit d'une goutte d'encre tombée comme la rosée sur une pensée, pour produire ce qui fera penser des milliers, peut-être des millions d'hommes.

Chose étrange ! Quelques paroles écrites, au lieu d'être prononcées de vive voix, peuvent devenir un anneau durable dans la chaîne des âges. À quelles chétives proportions le temps réduit l'homme fragile, pendant qu'un morceau de papier, – un chiffon comme celui-ci, par exemple, lui survit à lui-même, à sa tombe, et à tout ce qui est à lui !

Extrait de Don Juan

C’est en ce moment de l’année, en Février et cette année le retour au pays a commencé plus tôt que d’habitude. En fait la nouvelle année avait tout juste commencé d’à peine deux semaines quand des hordes de belles jeunes femmes de l’Isaan ont mis au rebut leurs accessoires de charme, à la poubelle leurs mini-jupes et ont pris le chemin du retour vers les innombrables et modestes moobans de l’Isaan.

Les autocars sont pleins de ces petites beautés brunes. Elles comparent leurs notes. "Mon farang ceci" ; "Mon farang cela" ; "Mon farang est plus riche que ton farang… ?" Mais Noi l’interrompt "je sais mais mon farang me donne plus d’argent, ton farang est riche mais kinnee-owe (radin)". Porn dit : "je pense que j’ai un bébé farang". Des vagues de gloussements et des "aïe-aïe" traversent l’autocar, toutes examinent leur kapot-aharn (ventre) en essayant de détecter la plus petite protubérance. Les filles sans tong (une chaine en or avec un Bouddha en pendentif) restent silencieuses, en espérant que leurs compagnes de voyage n’ont rien remarqué. Trop tard, Og dans un style bien à elle crie : "mon farang m’a acheté un tong d’un Baht(1). Je suis restée avec lui seulement quatre jours. Il m’a donné un tong, je me suis enfuie, j’avais peur qu’il ne me le reprenne ; il ne vaut rien au lit, toujours saoul !" Og fait tourner son tong pour qu’il soit vu de tous, des sifflements d’envie se font entendre à travers le bus. Porn s’offusque et rétorque : "j’ai envoyé à la maison deux Honda et j’ai un bébé farang kang-Nai (à l’intérieur). Il m’envoie vingt-milles par mois, et après il reviendra et il m’épousera !" Un ricanement se propage dans le bus, quelqu’un l’ayant surpris en train de téléphoner avec son portable à sa farang mia (épouse occidentale) la semaine dernière. Dans les cinq minutes qu’il a fallu au bus de Mukdahan pour quitter la gare routière de Pattaya Nord, tout le monde est au courant pour l’épouse farang.

Ce sont les filles des bars avec terrasse qui partent en premier. Elles ont tendance à être les plus basanées et les plus pauvres. Elles ont abandonné les fringues qui leur ont fait gagner tant d’argent et elles ont revêtu des hauts informes et des jeans larges. Pendant trois mois elles ont envoyé mensuellement à maman les deux milles Bahts obligatoires pour nourrir les enfants. Certaines d’entre elles ont aussi envoyé deux milles Bahts supplémentaires par mois au détenteur du livret de teeding pour lequel elles s’étaient battues si dur afin d’être inscrites dessus. Et ceci pour obtenir une Bart Pra Cha Chon (une carte d’identité thaïlandaise) qu’il est si utile d’exhiber à la réception des hôtels pour farangs, du moins pour les plus pointilleux.

Ces filles ne s’achètent pas grand-chose avec leur magot gagné horizontalement. Une fois qu’elles ont payé leurs frais, maman, le grand ponte du teeding, leur mari et pour un grand nombre, leur petit-ami aussi, elles déposent ce qui reste du pognon qu’elles ont gagné sur leur compte en banque. En moyenne, la fille typique de ce groupe comprenant les filles les plus brunes de peau, les plus sveltes et les plus sexy, aura quatre vingt-milles Bahts sur son livret quand elle s’en ira. D’autres en auront la moitié parce que des dépenses lui auront été imposées par le mari, le petit-ami ou un membre de la famille. A vrai dire, certaines, et en particulier parmi les femmes mariées, ont des instructions très claires sur ce qu’elles doivent envoyer à la maison à la fin de leur trois mois de vacances à Pattaya, la ville la plus excitante au monde.

Les plus courantes de ces demandes spécifiques sont : une somme d’argent prédéfinie, une motor-sai toute neuve (moto à cadre ouvert), ou une combinaison des deux. Cela crée des scènes amusantes au début du retour en Isaan. Ce n’est certainement pas un secret pour EMS, la société de trafic express postal. Eh bien oui c’est vrai, certaines filles envoient littéralement leur moto durement gagnée à la maison par la poste. D’autres louent un taxi-bus baht et l’envoient chez elles comme ça, tandis que les rares plus chanceuses ont un petit-ami avec une camionnette pick-up qui la ramène à la maison pour elles.

Les exigences pour le pécule de fin de saison destiné au bonhomme ou à la maman sont presque toujours entre cinquante et quatre-vingts milles Bahts. De telles sommes amélioreront la vie en Isaan cette année. Dans ce groupe de femmes de l’Isaan, il est tout à fait clair pour elles qu’à part pour s’acheter au début leurs frusques sexy, qu’elles vont principalement acheter d’occasion au marché, manger dans la rue et payer mille Bahts par mois pour la colocation d’une chambre avec jusqu’à six autres filles, elles ne doivent rien acheter avec leur pognon durement gagné. Enfin, elles veulent toutes au moins un tong en or (collier avec un Bouddha en or) mais il est supposé être acheté pour elle par son farang.

Parmi ce groupe, il y en a qui ont la peau tout aussi brune et qui sont aussi de petit gabarit, elles viennent de la partie la plus au sud de l’Isaan située le long de la frontière cambodgienne. Elles ont tendance à être les plus petites des femmes de l’Isaan. Dans la plupart des cas elles sont des mères célibataires avec un à trois enfants qui sont laissés aux bons soins de leur propre mère. Elles ont tendance à travailler dans les cafés, les hôtels et dans les bars excentrés ceux qui sont tout en bas de l’échelle dans la classification des bars. En général elles sont les plus sincères parmi les filles à la peau brune de l’Isaan. La plupart dans ce groupe vivent avec leur famille dans une extrême pauvreté presque toute l’année. Elles sont franches sur leurs raisons d’être à Pattaya et sur le fait qu’elles ont une préférence pour les hommes âgés et gentils. Ces filles n’ont pas beaucoup d’ambition. Elles aiment emménager avec leur farang, bien qu’elles ne soient pas promptes à abandonner leurs relations de travail. Elles ont rarement un petit-ami en plus de leur farang, et bien qu’elles soient en bas de l’échelle question revenus, elles vont souvent y mettre le prix pour avoir une chambre pour elle seule. Oui bien sûr elles envoient de l’argent à maman tout les mois, et c’est une sacrée panique si elles n’ont pas le compte quand arrivent les deux ou trois derniers jours du mois. Elles sont différentes de leurs sœurs de l’Isaan décrites précédemment et ceci de différentes façons. Elles n’envoient pas de motos à la maison. Elles n’entretiennent pas de petit-ami supplémentaire à Pattaya ou chez elles. Elles rentrent régulièrement à la maison tout le long de la saison. Si leurs parents ou elles même n’ont pas un teeding cultivable, elles travaillent habituellement toute l’année à Pattaya. Et plus que tout, elles n’ont pas tendance à avoir des contraintes sur une somme obligatoire à avoir ‘en poche’ à la fin de la ‘saison de chasse’. Si vous le farang vous avez une femme de ce groupe du sud de l’Isaan, chérissez-la, parce qu’elle est probablement une bonne mère, une bonne épouse et une personne attentionnée.

Retour en Isaan – 2ème partie

Et elle l'était vraiment : – les dépouilles des nations formaient la dot de ses filles, et les perles de l'inépuisable Orient tombaient dans son giron en pluie étincelante

Le pèlerinage de Childe-Harold, Chant quatrième

Lord Byron 1788 – 1824

Tandis que les petites beautés brunes du Nord-est sont en train de rentrer à la maison, un autre groupe entend l’appel de l’Isaan. Chaque jour, par petits groupes, les filles les plus jeunes démissionnent des bars, des magasins et des hôtels les plus chics. Elles s’en vont en prétextant de prendre la mouche, avec un petit sourire en coin et un air désinvolte. Le patron plaide, pourtant il sait que c’est sans espoir ; il a choisi ces jolies et petites chéries à la peau claire. Il a un parti pris pour les peaux claires et leurs sourires forcés qui sont susceptibles de remplir à coup sûr son coffre bien mieux que les beautés plus ténébreuses de l’Isaan ; elles l’ont pris à son propre piège. Il doit maintenant ramper, augmenter les salaires et diminuer les exigences qu’il va imposer à celles qui vont leur succéder. Il suppliera, empruntera et volera des remplaçantes dans les autres gogo et les autres bars. Certaines accepterons son offre avec joie, de l’argent facile pour les quelques semaines suivantes. Certaines ne peuvent tout simplement pas résister. Après tout, ce n’est plus une question d’argent maintenant, mais de retour de bâton pour ce patron kinnee-ow (radin) !

Ces filles croulent sous les Bahts, elles ont chanté et servi, dansé et ensorcelé des farangs ivres, de respectables gentilshommes orientaux dont ceux d’Arabie et d’Inde. Elles l’ont fait en couple ou à trois à raison de plusieurs milliers de Bahts la nuit, et elles ont fait aussi tant de passes que certaines pouvaient à peine tenir debout à la fin de leur journée de travail. Le visage du farang n’est rien de plus qu’un souvenir vague mais leur livret d’épargne est si bien rempli qu’elles s’en moquent.

Ces filles n’étaient pas dans la mouise comme les petites beautés brunes du sud de l’Isaan quand elles sont arrivées. Maintenant elles ont un patrimoine encore plus important qu’avant. Peu, voire aucune, n’ont de mari ou de petit-ami. À moins que vous ne considériez que deux ou trois farangs qui envoient un traitement mensuel fassent office de petit-amis. Le long trajet en autocar pour retourner à la maison, ce n’est pas pour elles, mais plutôt en taxi ou même avec leur propre voiture. Ces filles sont leur affaire. Elles font des affaires. Elles ne s’arrêteront pas à Pattaya en période de vaches maigres. Elles retourneront dans leurs villes natales pour investir leurs gains mal acquis. Elles attendront avec plaisir leurs virements mensuels de Faranglang et du Japon, et elles maudiront tout farang qui jettera l’éponge parce qu’à cours de liquidités ou parce que sa femme se sera aperçue de quelque chose.

Un peu de sérieux voyons. Ces beautés à la peau plus claire sont bien plus malignes que leurs cousines du Sud. La plupart sont bien plus malignes que leur farang aussi. Elles peuvent lire et écrire le Thaï tout comme leur farang lit et écrit son propre langage. En math elles sont loin devant le farang et leur capacité à gérer l’argent est admirable. Ces frêles petites choses ont un bac en poche, habituellement elles ont été élevées dans de bonnes familles et ont des parents qui les adorent. Bien qu’elles n’aient pas continué à l’université, elles savent se débrouiller toutes seules, aussi bien avec les Farangs qu’avec les Thaïs. Elles n’enverront pas d’argent chez elles à papa et à maman parce que papa et maman n’en ont pas besoin. Elles prennent et ont toujours pris des mesures contraceptives aussi n’ont-elles pas d’enfants. Elles sont aussi astucieuses et manipulatrices qu’étant enfant sur les genoux de papa. Elles ont passé des heures en face du miroir, ce depuis l’âge de six ans, et elles continueront jusqu’à la fin de leurs jours, et elles sont toujours bien habillées. Ces petits amours savent que leur beauté est leur passeport pour la richesse et la propriété. Elles savent que le nombre d’années où elles pourront coucher avec le gratin des Farangs est limité. Celles qui ont dépassé les vingt-cinq ans quittent Pattaya pour un moment. Certaines d’entre elles reviendront riches à la quarantaine. Pour ce retour elles investiront dans l’immobilier à Pattaya, et si elles le peuvent, elles épouseront un homme riche, généralement un homme d’affaire farang. Le résultat est toujours le même, cette dame Thaïlandaise à la peau claire deviendra célèbre, son passé sera oublié, parce que sa prospérité va rendre aveugle tous les hommes, les Thaïs comme les Farangs. Elle sera sans pitié, créera des affaires très rentables (les assurances étant les favorites). Elle est même capable de vendre des Barter Card(2). Elle sera la propriétaire de nombreux farangs qui lui louent leur bar. Personne ne se souvient de ses farangs du passé, ils sont tous ruinés ou morts, ou les deux. C’est une dame qui a de la ressource. Croyez moi, ses femmes ont beaucoup de présence, elles montent vite dans les cercles sociaux de Pattaya et s’engagent dans des activités caritatives bien visibles.

Les plus malignes de ces petites garces ne retournent pas toutes à Pattaya. Leur espèce peut aussi être trouvée en petit nombre dans les communautés farangs disséminées à travers la Thaïlande. Où qu’elles soient elles ne couchent pas avec les farangs, elles sont en train de les dépouiller ou elles règnent en tant que mama-san ou mafieuse locale. Eh oui, il y a un côté sombre à notre belle Thaïlande qui est partagé par la mafia Thaïe et la haute société des retraitées de la Bande des Dames Louches de la Basse Société.

Retour en Isaan – Une autre raison ?

Mise en garde

Je ne suis pas un expert mais j’ai mon propre ‘livret de teeding’ et des femmes font la queue pour avoir leur nom écrit dessus. Il y en a qui pourrait penser que deux milles Bahts par mois pour un effort minimal est tentant. Cependant avec des personnes qui ne sont pas de votre famille sur votre livret vous pourriez bien être affligé avec leurs problèmes aussi. Comme par exemple un huissier qui essaie de recouvrer une mauvaise créance ! Alors voici ce que je comprends de l’organisation des liens et des obligations dans une famille en Thaïlande. J’invite les lecteurs qui détecteraient des erreurs dans ma compréhension, telle qu’exprimée dans cet article, à m’éclairer par email.

Pourquoi de jolies jeunes femmes Thaïlandaises retournent-elles au pays au moment des semailles ou des moissons ?

La société Thaïlandaise a des racines qui sont essentiellement agraires et ceci depuis la nuit des temps. L’ensemble du système Thaïlandais moderne est basé sur son passé tribal, agricole et féodal. Dans un tel modèle de société l’entité famille est absolument sacrosainte. C’est la façon la plus naturelle d’assurer la continuité des dynasties tout comme les clans dans la paysannerie. Pour être juridiquement complet, le statut de citoyen Thaïlandais comprend quatre éléments qui sont :

  1. Toute famille, qu’elle soit aristocratique ou plébéienne, a un ‘livret de teeding’. L’ensemble des terres sur lesquelles la famille fait ses cultures est connu sous le nom de ‘teeding’. Le ‘livret de teeding’ a une page de garde sur laquelle l’état civil du chef de famille est renseigné par l’ampur (la mairie). Les états civils des autres résidents du ‘teeding’ sont portés sur les pages suivantes. Le droit de vivre ou de travailler sur les terres est transféré à ceux qui sont inscrits dans le ‘livret de teeding’ quand le chef de famille meure.
  2. Le chef de famille peut être locataire des terres (teeding) ou il peut en être propriétaire. S’il en est propriétaire il sera possesseur d’un acte de propriété qui est appelé 'Cha-Nod' en Thaïlande. Le 'Cha-Nod' est une feuille qui ressemble à un parchemin avec dessus l’emblème de l’ampur et les limites de propriétés. On y trouvera aussi une description rapide des terres et des éventuels bâtiments sis dessus. Au dos il y aura une liste des obligations financières du chef de famille, comme les crédits immobiliers, les emprunts garantis et les subventions gouvernementales.
  3. Le chef a aussi une copie du registre des naissances, décès et mariages de tout les gens vivant sur ses terres (les enfants ne sont pas tous forcément les siens). Certains font partie de la famille, d’autres peuvent avoir travaillé la terre pour gagner le privilège d’être inscrits sur le ‘teeding’ tandis que d’autres peuvent avoir payé au chef un ‘loyer’ pour être maintenus sur le ‘teeding’. De nos jours ce loyer est généralement de 2000 Bahts par mois, tant que leur nom est dans le ‘livret de teeding’, ou 'Nang-Sue Naam Ngern', ce qui pourrait être traduit littéralement par le ‘livret d’argent et d’eau’, comme il est communément appelé par les Thaïlandais.
  4. Toutes les personnes enregistrées sur le ‘livret de teeding’ du chef ont le droit de demander une carte d’identité, en Thaï une 'Baht-Pra-Cha-Chong'. C’est un document de la taille d’une carte de crédit avec un état civil sommaire et une photographie du titulaire. Un farang devrait toujours demander une copie de cette carte d’identité quand il héberge une Thaïlandaise dans sa maison.

Si vous n’avez pas les éléments des points 3 et 4 ci-dessus, vous ne pouvez pas voter, ni emprunter d’argent ou obtenir un passeport.

Le système de ‘teeding’ s’applique aussi aux projets immobiliers, parce qu’un immeuble est sis sur un terrain, et même si ses fondations s’étendent jusqu’aux limites vous avez toujours besoin du ‘livret de teeding’.

En Thaïlande, des milliers de ‘teedings’ (parcelles de terrain agricole) n’ont pas d’actes de propriété. Le gouvernement a travaillé sur un projet pour allouer des ‘actes’ à chaque ‘teedings’ du Royaume qui n’en a pas déjà un. Techniquement les chefs qui cultivent cette catégorie de terrain sont des squatters. Cependant, soit ils vivent soit ils travaillent sur ces terres et ils ont ainsi un ‘livret de teeding’, tout comme ceux qui louent la terre. Le droit qu’ont ces squatters d’utiliser ces terres s’est transmis dans la famille de génération en génération. À un certain moment dans le passé ces dits squatters ont bien servi la noblesse en occupant des terres qui avaient été libérées par la déportation de minorités tribales qui n’étaient pas purement Thaïes.

Alors, qu’est que les entraîneuses ont à voir avec les ‘teedings’ agricoles ?

Pour commencer et par ordre d’importance, ce fut sur les ‘teedings’ agricoles d’antan que la structure familiale Thaïlandaise a evolué, chaque membre jouant un rôle actif dans la plantation des cultures, leur entretien et la récolte. À partir de l’âge de 9 ans et jusqu’à la mort du chef. Chaque fois qu’un membre de la famille quittait le ‘teeding’ la charge de travail des membres restant de la famille augmentait. Donc, les membres de la famille vivant au loin devaient revenir pour aider au moment des plantations et de la moisson. Dans les autres régions de la Thaïlande qui ne sont pas en Isaan, c’est la même chose. De nombreux ‘teedings’ sont petits et ne produisent guère plus au moment de la moisson que ce qui est nécessaire pour nourrir la famille. Avec peu à vendre, le ‘teeding’ produit un revenu faible. C’est là que le sin-sot rentre dans l’équation, bien que ce soit un autre sujet. Les membres de la famille, y compris les enfants, ne travaillent pas au ‘teeding’ pendant la période calme de croissance. Généralement on les retrouvera sur le ‘teeding’ du voisin, si le voisin a une culture avec un cycle de végétation différent. Même maintenant, en 2006, les enfants vont travailler après l’école, ils ramassent des piments ou des baies pour à peine 25 Bahts pour trois heures de travail. Les cueilleurs adultes sont généralement payés proportionnellement au nombre de paniers cueillis. Pendant la journée les enfants les plus âgés et souvent la maman aussi font des récoltes pour un voisin tandis que le chef reste à la maison pour surveiller son ‘teeding’.

Devenues adultes les filles sont quelquefois chéries en tant que ‘précieuses paires de mains’. S’il y a trois filles, une ou deux d’entre elles peuvent être considérées comme une source potentielle de sin-sot (dot) ou elles peuvent être éventuellement vouées à la prostitution. Si une fille va travailler en tant qu’entraîneuse dans les bars, elle devra envoyer de l’argent à la maison de temps en temps, généralement mensuellement (en plus du ‘loyer’ pour rester dans le ‘livret de teeding’ si elle n’a pas de lien de sang avec le Chef), de façon à se maintenir dans la hiérarchie sociale, et aussi pour garder un œil sur son patrimoine futur, ou quelquefois juste pour obéir aux ordres du chef. Si par exemple elle s’absente sans permission, le chef pourrait la radier du ‘livret de teeding’. Si cela arrivait, elle perdrait la possibilité de renouveler sa carte d’identité et elle devra ensuite supporter tous les problèmes qui en découlent. Aujourd’hui encore, des milliers de ‘teedings’ continuent de dépendre du travail manuel et/ou des buffles d’eau. La situation s’est rapidement améliorée en quelques années mais il y a encore du chemin avant que ça devienne acceptable.

Pour résumer je dois souligner que le ‘teeding’ et la famille de votre petite-amie seront toujours prioritaires dans son esprit. Il n’y a pas grand-chose que le farang puisse faire pour empiéter sur ses obligations, ambitions ou rêves de succession en ce qui concerne sa famille et le ‘teeding’ de son père (ou de sa mère). Ceci est d’autant plus vrai si vous avez acheté une maison (ou un autre ‘teeding’) à son nom. Ses liens envers le ‘teeding’ et sa famille sont très similaires à ceux d’un fils de propriétaire terrien Écossais, en ce qui concerne son clan et le château de son père.

(1) Il s’agit ici d’une mesure de poids qui est encore utilisée actuellement dans le commerce de l’or et qui représente 15 grammes

(2) Moyen moderne de faire du troc, voir http://bci.bartercard.com/ pour plus d’information

Titre original : Isaan Migration Part 1 (http://www.stickmanbangkok.com/Reader2006/reader2366.htm)

Titre original : I-san Migration – Part 2 (http://www.stickmanbangkok.com/Reader2006/reader2372.htm)

Titre original : I-san Migration – Another reason? (http://www.stickmanbangkok.com/Reader2006/reader2382.htm)

Traduit de l’anglais pas MAGD ([email protected])

Ce qu’en pense Stickman :

Ce qu’en pense Stickman :

Hum… Je n’ai pas passé suffisamment de temps à Pattaya pour bien comprendre les flux migratoires de population, mais il y a quelques allégations pour lesquelles j’ajouterais bien un point d’interrogation ou deux…