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Charmante efficacité thaïlandaise



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Je sors de l’hôtel Udon. Il est 17 H, mes heures préférées commencent, et bien sûr je vais les passer dehors dans l’air froid et revigorant qu’il ya en décembre en Isaan. Je vais me balader légèrement à l’ouest de la grande aire d’Udon Thani dénommé Thung Si Muang, où il y a en ce moment l’énorme foire annuelle. Les kilomètres d’étalages de pacotilles ne vont pas m’occuper longtemps, aussi vais-je me promener un pâté de maisons plus à l’ouest vers le Parc de Nong Prajak. Il y aura un coucher de soleil sur le bassin de retenue. Puis, ensuite, traversée du parc encore plus vers l’ouest, en direction de l’étonnant restaurant Good Everything qui se trouve de l’autre côté, près de l’hôpital, pour le repas du soir. La nuit dernière j’ai vraiment fait une grosse bringue aussi cette soirée pourrait-elle bien finir plus calmement. D’un autre côté, il y plein de pubs et de dancings avec de la musique live en ville – une bonne soirée s’annonce.

Le téléphone portable sonne. "Melle Pook" s’affiche – devrais-je répondre ? J’ai dans l’idée qu’elle veut me rencontrer. Passer des soirées solitaires me convient ; en fait je m’inquiète qu’elle veuille m’entraîner dans des activités fastidieuses comme faire du shopping à n’en plus finir dans la foire exposition.

"Allo ?" Nous nous mettons d’accord sur une rencontre au coucher du soleil dans le parc. Combien de temps lui faudra-t-il pour venir ici ? "Environ 10 minutes en motosai". Elle veut passer me prendre à l’hôtel. Mais l’air est déjà merveilleusement frais, je veux commencer à me promener maintenant. Aussi je suggère que nous nous rencontrions à l’une des entrées du parc, je lui dis laquelle : "Celle qui est la plus proche de l’hôtel. Il y a un grand pont, beaucoup de motos en stationnement et de nombreux stands où on peut acheter à manger."

Nous n’avons fait connaissance qu’hier soir au pub, nous avons dansé et parlé. Elle est étudiante en ville. Je n’ai aucune idée d’où elle vit. Mais elle accepte de venir me voir à l’entrée du parc "dans 10 minutes". C’est seulement après que je réalise que je ne peux pas parcourir la distance à pied en dix minutes, alors je prends un tuktuk pour rejoindre le parc à temps. Pas de Mademoiselle Pook ; ça me laisse le temps d’acheter du jus d’orange et des trucs à grignoter pour nous deux. Le soleil couleur rouge vif dindaeng est déjà suspendu au dessus du lac. Je m’assois sur un mur à l’entrée du parc et j’attends avec plaisir de me détendre dans l’herbe avec Pook et peut-être même d’en apprendre un peu plus à son sujet.

Vous savez, Pook a ce genre de charme classique thaïlandais que vous ne voyez plus chez de nombreuses jeunettes de nos jours : polie, de bonne humeur, chaleureuse, une certaine élégance campagnarde. Et Pook est une chanteuse de look thung zélée qui sait exécuter aussi de merveilleuses danses Thaïes, comme j’ai pu le constater au pub. Par ailleurs, son anglais est bon et nous avons même eu une discussion sur les différences entre les adverbes et les adjectifs en langue thaïe et en langue anglaise, aussi avec elle il n’est pas question que de rizières, de som tam et de Siriporn.

30 minutes plus tard je l’attends toujours. Je l’appelle. "Pothole ! Je t’attends à l’entrée du parc !" – Mais quelle porte, celle la plus proche de l’hôtel comme convenu ? – "Je t’attends à l’entrée principale !" – Oh, l’entrée principale est de l’autre côté du parc. Je lui demande de faire le tour du parc pour me rejoindre.

15 minutes plus tard Pook m’appelle : "Où es-tu !?!?" – "Je t’attends toujours à l’entrée du parc, tu voulais venir ici n’est-ce pas ?" – Elle : "Je suis au centre du parc maintenant" – "Alors tu es au centre du parc", je répète ; "Reste là, je te rejoins à pied". Vu la forme du parc quelqu’un pourrait identifier facilement un "centre" ici. Je marche en direction du centre, il fait noir déjà ; aujourd’hui le coucher de soleil n’avait pas été des plus beaux. Je m’aventure au-delà du centre, mais toujours pas de Mademoiselle Pook.

Je lui téléphone une nouvelle fois. Elle : "Désolée, je ne te comprends pas bien parce que je conduis la motosai". Je crie qu’elle devrait arrêter son engin pour qu’on puisse parler, mais elle continue à conduire. Je lui explique encore une fois l’entrée du parc : "C’est l’entrée qui est la plus proche de l’hôtel, et elle est près de l’aire Thung Si Muang où il y a la foire – pas du côté du parc où il y a l’hôpital." "Oh super, on se retrouve à Thung Si Muang " confirme-t-elle. "NOON", je lui réponds en criant, "retrouvons nous à l’entrée du parc qui est la plus PROCHE de Thung Si Muang, pas à l’intérieur de Thung Si Muang, la foire est bien trop grande pour retrouver quelqu’un." "Oui, d’accord, Thung Si Muang", puis elle semble être dépassée par un tuktuk et la communication est coupée.

15 minutes plus tard. Pook pleure à l’autre bout de la ligne : "je suis maintenant à Thung Si Muang, mais je ne te vois pas ". Le ton commence à monter : "nous avons parlé de l’entrée du parc près de Thung Si Muang, pas de Thung Si Muang, c’est encore un pâté de maisons plus loin !!!" Elle ajoute en sanglotant : "Oh, tu es fâché contre moi, je suis si désolée, si désolée, pardooooon !" Elle accepte de marcher de Thung Si Muang vers l’entrée du parc. Ça devrait être une courte marche de 5 minutes en direction de l’ouest.

15 minutes plus tard, le portable sonne. Pook qui ne sanglote plus dit sèchement : "je suis à ton hôtel maintenant." Quoi ?? Ainsi elle est partie de Thung Si Muang exactement en sens contraire. Je crains qu’elle ne soit même pas capable de me rejoindre en tuktuk, alors je dis : "reste où tu es, je te rejoins en tuktuk, ne bouge PAS." Je saute dans un véhicule à trois roues pétaradant.

Cinq minutes plus tard, je vois Pook qui se tient sous les néons près de l’hôtel. Elle a l’air très gênée. "Pardon, milles pardons…". "Mai pen rai khrap", je lui réponds. Je suis vraiment fâché qu’elle n’ait suivi aucune de mes instructions, mais que puis-je dire ? Ça ne sert à rien de crier après une petite fille. La prochaine fois je lui proposerais un rendez-vous au Robinson, ou à son temple préféré même si c’est loin de notre destination.

Je subodore que c’est aussi un problème de culture : elle ne s’est rendue qu’en des endroits où elle avait déjà été auparavant. J’imagine aussi qu’elle n’a aucune idée du tracé de la ville ; de comment mon hôtel, l’aire de Thung Si Muang, le parc Nong Prajak et l’hôpital sont sur un axe et quelles sont leurs positions relatives. Elle n’a aucune idée que certaines entrées du parc sont plus proches de mon hôtel que d’autres. Elle a juste pris le chemin le plus rapide, et en cas d’échec elle a l’habitude de changer d’instructions toutes les deux minutes par téléphone portable, sans aucune autre stratégie pour atteindre sa destination. Avant moi, elle n’avait jamais jeté un coup d’œil au plan de la ville, et elle ne connait pas le nom des rues. J’ai commis l’erreur de la diriger vers des endroits où elle n’avait jamais été auparavant. En attendant, je regrettais d’avoir pris mon portable ; autrement j’aurais été libre 20 minutes après qu’elle ne soit pas pointée à l’entrée du parc.

Je lui demande sa clé de motosai – je ne vais pas la laisser conduire pour retourner au parc – et nous sommes de retour à Nong Prajak en 5 minutes. "Oh, tu voulais dire cette entrée", dit-elle de manière intéressée, "je suis passée deux fois devant avec la motosai". Nous marchons dans le parc. Moi : "alors tu es allée au ‘centre’, par là autour ?" Non, elle n’y est pas allée. Elle a été là où il y a beaucoup de gens qui font de l’aérobic – et elle déclare que c’est le ‘centre’ alors que c’est dans un recoin éloigné ; elle ne m’avait pas dit qu’elle était à l’aire d’aérobic, ça aurait été facile à trouver.

Finalement, une heure après le coucher du soleil, nous nous installons dans l’herbe du parc de Nong Prajak et nous regardons les eaux miroitantes du bassin de retenue. Elle : "je n’ai pas parlé à beaucoup de farangs auparavant. Je pense que tu es très gentil et amical, je t’aime bien." Moi : "Et tu sais que tu me plais beaucoup aussi. Je te trouve très intéressante et tu as un sourire agréable." Je sais déjà qu’elle aimerait voir ma chambre d’hôtel. Lecteur, vous l’avez deviné : c’est une fille, et je suis un garçon, et c’est la seule raison pour laquelle je l’ai attendu pendant qu’elle allait et venait autour du parc comme un poulet décapité.

"Tu sais je voudrais en savoir plus sur ton cœur ", dis-je en divagant, m’imaginant plus particulièrement l’aspect physique de cette exploration. Elle me regarda comme si vraiment elle se sentait honorée. Nonchalamment je passe mon bras autour de ses épaules. Elle accueille ce geste de façon amicale et elle se pelotonne davantage, c’est un moment précieux sur la rive du lac. Puis le téléphone sonne, et c’est fini. Elle est Thaïlandaise, aussi va-t-elle non seulement être en retard aux rendez-vous, ou sera-t-elle incapable de trouver le point de rendez-vous, mais elle va aussi répondre à son portable dans les moments les plus délicats.

"C’était Mademoiselle Poah qui téléphonait", dit-elle. Ah, Mademoiselle Poah, elle était avec Pook au pub hier. Poah est drôle, décontractée, sexy et son anglais est acceptable aussi. En fait, c’est Poah que je voulais aborder, mais je finis ensuite par bavarder avec Pook. J’apprends juste maintenant que Pook va chanter ce soir à un concours de look thung à la foire annuelle, seulement accompagnée d’un CD de karaoké, et qu’elle et moi nous devons maintenant aller chercher Poah à la chambre de Pook. Comme ça Poah et moi nous pourrons voir Pook sur scène. Elles avaient déjà planifié ma soirée.

Elle dit qu’elle doit être au concours autour de 20 heures et que Poah attend à son appartement. Aussi n’avons-nous pas de temps à perdre – prendre Poah, retourner au concours. Mais c’est alors que mon Isaannaise dit : "je veux chanter du look thung pour toi". Elle veut le faire, ici et maintenant.

Je m’allonge dans l’herbe et mon bras repose contre son dos, elle est assise à côté de moi. Elle commence à chanter une douce et triste romance pleine de trémolos et de notes étranges. Aucun Thaï n’hésite à chanter n’importe quoi, et alors que c’est habituellement ennuyeux, Pook SAIT vraiment chanter. Sa voix gémissante et haut-perchée me transporte. Nous ne sommes plus assis dans le sombre parc de la ville. Sa douce mélodie nous emmener flâner à côté d’une rizière, avec un buffle qui rumine à proximité. Le bassin de retenue se transforme en une mare pleine de fleurs de lotus. Je caresse le dos de Pook, et elle monte d’un ton en gémissant et elle me regarde comme en transe. Je veux vraiment devenir plus intime avec cette fille différente ; pour un moment j’oublie ma colère au sujet de son incapacité à trouver une grande entrée de parc avec un farang qui fait le guet.

Elle s’arrête au bout de trois minutes. C’est bien qu’elle n’ait pas enchaîné chansons sur chansons. Elle a beaucoup d’assurance mais sans affectation. Elle me traduit cette triste chanson d’amour. Je demande : "tu veux chanter à la foire, et Poah nous attend à ta chambre, nous devrions y aller non ?" – "Ah, ne t’inquiète pas", dit-elle. Ça me va, j’aime bien la rive obscure du lac en compagnie de ma chanteuse Isaannaise. Nous discutons des occasions où l’on chante cette chanson, et de son origine.

Finalement même Pook se dit que nous devrions nous inquiéter de Poah et ensuite aller à la salle de spectacles. Il se trouve que la foire et la scène de look thung sont proches du parc où nous sommes assis. Aussi je suggère que Poah vienne en tuktuk pour que nous n’ayons pas à faire l’aller-retour en ville pour aller la chercher. Mais Pook est Thaïe et elle méprise les tuktuk ou les transports publics, à moins qu’elle ne pense que ce soit plus poli d’aller chercher personnellement son amie – "de toute façon elle nous attend".

Le concours de look thung ça me va, tout au moins pour voir Pook. Je dis à Pook que je ne vais pas avec elle en motosai chercher Poah ; j’attends ici. Mais Pook dit qu’elle veut me montrer sa chambre, et ça me semble intéressant. Et sa chambre est seulement à "10 minutes", comme nous le savons depuis le troisième paragraphe.

Pendant 30 minutes nous traversons la ville en roulant sur d’interminables rues. Non, pendant 40 minutes. Le lieu de résidence de Pook est très très loin. C’est complètement stupide de la part de Poah de venir là et encore plus stupide de notre part de venir ici la chercher et de refaire tout le chemin en sens inverse pour retourner en ville. Mais peut-être est-ce dû à leur incapacité de s’accorder sur tout autre point de rendez-vous que leurs pas de porte.

Poah attend en face de la maison de Pook avec un visage contrarié. Elle se tenait là depuis un moment, pendant que Pook me chantait des romances de l’Isaan… Prestement Poah saute sur la motosai et nous repartons. Nous ne voyons pas la chambre.

Trois personnes sur une motosai, et la frêle mademoiselle Pook au guidon – je n’aime pas ça. En temps normal j’aurais conduit la Honda, mais je suis tout à fait sûr qu’elles ne seraient pas capables de me donner des indications exactes. Je dis qu’elles n’ont qu’à aller en motosai et que je suivrais en tuktuk. Elles insistent pour que je reste avec elles. Et le stupide Monsieur Farang obéit à ses deux agréables et aventureuses demoiselles Thaïlandaises.

Pendant que nous bringuebalons en direction de Thung Si Muang, il y a un appel pour Pook qui s’agrippe désespérément aux poignées de la motosai. Poah répond au téléphone, puis elle tient le portable contre le visage de Pook, comme ça Pook peut parler, écouter et conduire en même temps. C’est comme ça que nous arrivons à la foire de Thung Si Meuang et que nous trouvons un parking payant.

Nous marchons en trébuchant dans le gigantesque champ poussiéreux et ensuite nous traversons d’interminables rangées d’étalages de fleurs, de meubles, d’aliments, d’articles de maison en plastique, de jouets en plastique, de CD et de DVD, de vêtements, de boissons … (Elles ne lisent pas StickmanBangkok.com, aussi elles ne m’ont demandé à aucun moment que je leur achète quelque chose.) Je demande à Pook, "où est votre scène de look thung" – "Hum – aucune idée" répond-elle. "Nous sommes déjà bien en retard", dis-je en passant. – Pook : "ça ne fait rien." C’est seulement à partir de là qu’elle commence à demander à droite et à gauche où se trouve la salle de spectacles, y compris au policiers. Personne n’est sûr de rien.

Finalement nous arrivons à une scène où 50 écoliers en T-shirts rouges font une danse enfantine sur de la musique disco. Les filles regardent de bon cœur. "Est-ce que c’est là", je demande. – "C’est pas sûr." – "N’est-ce pas trop tard ?", je demande – "Je crois que peut-être bien que non". Elles semblent contentes de voir les enfants sautiller. Pour apprécier au mieux ce spectacle mes copines ont choisi une place qui donne sur le côté de la scène, nous n’avons pas du tout de vue frontale et nous ne pouvons même pas voir toute la troupe. Nous nous tenons très près d’un mur de haut-parleurs à pleine puissance, et juste cinq mètres plus loin, de l’autre côté de l’allée, il y a un autre mur de haut-parleurs à pleine puissance – qui annonce quelque chose au sujet de la Croix Rouge d’Udon Thani. Pour moi c’est l’enfer sur terre, mais les filles s’éclatent dans ce tir croisé acoustique et elles regardent de bon gré les gosses "danser".

Surprise : Pook veut s’y mettre et elle se renseigne sur la possibilité de chanter ici. Après pas moins de 15 minutes d’attente près des haut-parleurs qui vrombissent, elle est de retour. "Alors tu peux chanter ici ?", je demande. – " Peut-être bien, ce n’est pas sûr" – "Mais à quelle heure pourras-tu chanter ?" – "Plus tard !"

"Tu as déjà dîné ?", s’inquiètent-t-elles. Bien sûr je n’ai pas dîné, puisqu’au lieu de me balader vers le restaurant Good Everything j’ai attendu Mademoiselle Pook. J’ai à présent très faim. J’imagine qu’elles ont l’intention de m’emmener dîner. Je suis sûr que ça va encore être une affaire chaotique. Elles ne vont pas retrouver la motosai dans l’immense foire, et qui sait jusqu’où elles vont m’emmener pour trouver le som tam le moins cher dans leur restaurant préféré.

"Oui, j’ai déjà dîné", dis-je en mentant. Elles disent qu’elles ont faim… je dis, "désolé, je me sens fatigué et sale maintenant, je dois aller à l’hôtel prendre une douche. On se rappelle plus tard." Poah me jette un regard sceptique : "tu es sûr que ça va ? Je crains que tu ne nous rappelleras pas après que tu aies pris ta douche." Ça c’est sûr. Moi : "oui ça va, je suis juste un peu fatigué, j’ai passé une longue journée à faire de l’exploration de nids de poule en pleine chaleur dans l’Isaan, à la prochaine, d’accord ?" Je ne les laisse pas essayer de me persuader, je m’en vais un peu cavalièrement. J’en suis vraiment désolé, mais ces filles sont capables de passer la nuit entière en allant d’une place à une autre sans vraiment RESTER ou FAIRE quelque chose à part aller et venir.

Je marche jusqu’à la sortie la plus proche, je prends un tuktuk pour aller au calme restaurant Rabiang sur la rive du lac, et je fais un excellent dîner de poissons et de fruits de mers et j’ignore sciemment les cinq ou sept appels de Mademoiselle Pook. Je ne vais pas la laisser gâcher cette autre partie de la soirée !

Ensuite je vais au café-concert où j’ai rencontré Pook et Poah la nuit d’avant. Elles pourraient être là ou pas. Bon sang, quelle grosse sanuk nous avons fait la nuit dernière, dansant à en user nos chaussettes sur des rythmes occidentaux et Thaïs endiablés : Poah, sexy et décontractée, Pook, démodée et charmante, et moi. J’avais commencé en lançant quelques toasts de l’autre côté du bar, puis quelques pas de danse dans la bonne direction – et très vite nous avons bu, dansé et fait la fête ensemble. De la bonne sanuk bien clean avec une fin où tout reste possible vers 1 heure du matin. Vraiment, une magnifique soirée comme vous n’en passez qu’en Thaïlande. C’était hier.

Cette fois elles ne sont pas au pub. Les gens s’amusent mais pas moi. Quelques autres filles lèvent leurs verres dans ma direction, dansent dans ma direction, mais elles ont une de ces attitudes, et même des tatouages. Pook et Poak me manquent terriblement. Pourquoi les ai-je plaquées ? Elles sont des vraies copines, des personnalités même, elles ne peuvent pas être remplacées par des prostituées de karaoké. J’imagine que leur comportement chaotique et leurs prédispositions naturelles à faire la fête et leur caractère agréable vont ensemble, vous ne pouvez pas les séparer. Pas de bringue pour moi ce soir. Je reviens à la maison seul. J’entre à l’hôtel Udon seul.

Titre original : Delightful Thai Efficiency (http://www.stickmanbangkok.com/Reader/reader1348.htm)

Traduit de l’anglais pas MAGD ([email protected])

Ce qu’en pense Stickman :

Encore une histoire vraiment charmante – GENIALE, et qui mérite bien l’appellation charmante.