Readers' Submissions

Une étude sur le terrain

  • Written by BKKSteve
  • February 26th, 2007
  • 22 min read


J’ai mentionné dans ma dernière nouvelle deux choses. La première est que j’allais aller à Pong et à Soi Cowboy pour y faire quelques photos, la deuxième étant que ma gouvernante est une personne formidable. La dernière chose au monde que je voulais faire était de m’aventurer dans ces lieux tout seul et être accosté par les rabatteurs et les filles ; ce que je voulais c’était surtout garder un profil bas et ne pas attirer l’attention… par ce qu’en attirant l’attention certaines personnes pourraient me voir prendre des photos. À mon avis la meilleure façon de procéder est d’être déjà accompagné d’une jeune femme Thaïlandaise et aucune autre fille, du moins la majorité d’entre elles, ne vous approchera ou ne vous regardera deux fois. En effet elles pourraient penser que la fille avec qui vous êtes a bien de la chance d’avoir été « barfinée » si tôt mais ça n’irait pas plus loin.

Donc je frappe à sa porte. Elle est en train de lire le Bangkok Post (elle lit beaucoup pour améliorer sa note au TOEFL) et je dis :

– " Ça vous dirait de m’accompagner pour une soirée dans les quartiers chauds ? "

– " Qu’entendez-vous par « quartiers chauds » ? "

Je réponds :

– " En premier nous irons au marché de Patpong, nous sillonnerons les « sois » et peut-être que nous pointerons notre nez dans quelques établissements pour que vous puissiez voir ce qu’il y a de l’autre coté de la porte. Si nous sommes toujours d’humeur nous nous dirigerons vers Cowboy où nous ferons la même chose. "

Elle,

– " Je n’ai jamais été là-bas, c’est comment ?"

Moi,

– " C’est la zone touristique où se trouve les bars à filles ; de jeunes femmes en bikini tournent autour de barres verticales, il y a beaucoup de fumée, des gens ivres, des pickpockets et tutti quanti. "

Elle,

– " C’est d’accord, j’en ai déjà entendu parler et je voudrais bien voir ça. Pensez-vous qu’il faut que je mette une jolie robe ? "

Moi,

– " Non, juste un jean et une chemise, rien d’extravagant, d’accord ? "

Elle,

– " Mais nous allons écouter de la musique et n’y aura-t-il pas de la danse ? "

– " Hum… Oui. Il y aura de la musique et de la danse… mais pas ce que vous croyez, un jean et une chemise, OK ? "

Ne comprenant pas tout à fait elle dit

– " OK."

Nous nous habillons et nous partons.

Elle avait déjà appuyé sur le bouton de l’étage où se trouve ma voiture mais j’appuie sur celui du hall d’entrée et je lui dis que nous allons prendre un taxi. " Pourquoi ? " Par ce que ça va être dur de se garer et encore plus d’enlever l’odeur de l’habitacle. "Qu’elle odeur ?" Attendez un peu… Le chauffeur jette un coup d’œil à un quadragénaire accompagné d’une jolie petite chose de vingt et quelques années et il sourit quand je lui dis " Patpong s’il vous plait. " Et nous voilà parti. En marchant le long des « soi » et des marchés de rue elle était un peu curieuse au sujet de ce qui était en vente mais elle n’a pas cessé de jeter des coups d’œil aux entrées sombres des clubs. Je suis un peu en retrait et je prends des photos de ci de là pour la deuxième partie d’un article sur la photographie à paraître prochainement et elle regarde aux alentours ce qui se passe.

Je profite de l’occasion pour vous faire savoir qu’elle est aussi innocente qu’il est possible de l’être. Naïve aussi. Étant bien informée elle a entendu parler de ces endroits, mais elle ne les a jamais vu de ses propres yeux et nous savons tous qu’il n’y a rien de tel que de se faire son idée par soi-même. Je veux finir avec des photos prises à l’intérieur et je suis prêt à faire l’essai du mode furtif dans les bars obscurs pour voir ainsi comment seront les images qui en résultera, pas trop mal soit dit en passant, et si quelqu’un remarquera que je photographie (je ne me sers pas du flash). Nous devrions avoir l’air, elle et moi, d’être en train de visualiser sur le LCD des photos prises au dehors tout en nous désaltérant.

Aussi je lui demande si elle voudrait aller à l’intérieur, elle est un peu hésitante et me demande ce qui s’y passe. Des rabatteurs lui ont déjà proposé les spectacles de la banane ou du lancer de fléchettes et je pense qu’elle a la peur de sa vie. Je lui dis qu’aux étages supérieurs se tiennent les spectacles érotiques mais qu’au rez-de-chaussée les filles s’accrochent à des barres verticales et qu’elles se trémoussent un peu en bikini. "OK, allons les voir alors" et nous entrons dans un établissement appartenant au groupe Kings ; je sens se resserrer son étreinte sur mon bras au moment où nous rentrons. L’atmosphère est épaissie par la fumée, les relents d’alcool, d’urine et même, je l’aurais juré, de vomi. Nous avons été dirigés vers une petite table basse avec canapé à environ trois mètres des barres verticales chromées. Nous avons commandé des Coca-cola et nous avons commencé à nous rendre compte des choses.

L’expression horrifiée qui apparut sur son visage quand les filles firent volte face, révélant un cache-sexe et des fesses nues, fut évidente ; elle commença alors à détailler leurs corps, grandes, minces, maigres, passablement belles, avec quelques unes un peu grassouillettes et quelques cageots en supplément pour ceux qui en sont friands… Elle me demande ce qu’elle doit faire. Je lui dis de faire semblant de regarder sur le LCD les photos que j’ai déjà prises, alors qu’en fait je photographie les danseuses et le gars du service d’ordre qui est supposé empêcher les gens de prendre des photos. Hormis la scène que des projecteurs illuminent, il fait très sombre à l’intérieur et par ce que je n’utilise pas le flash ils croient que nous regardons juste les images de la soirée prises ailleurs.

Nous en finîmes avec ça et je lui dis de regarder le visage des filles. Elles avaient ce regard de zombie qui est bien trop courant et elle me dit qu’elle se sentait triste. Elle pensait qu’elles ne devaient pas s’amuser du tout et qu’elles se sentaient probablement gênées d’avoir à exposer leur corps à ce point. Je lui expliquai qu’il est possible que la phase de gêne soit très courte et qu’elle ne dure seulement que quelques jours, mais je dis que j’étais d’accord sur leur air triste. La musique s’arrêta, les filles traînèrent leurs pieds à différents endroits de la scène, la musique repartis, la danse recommença. Si vous pouvez appeler cela de la danse. Elle remarque que seulement une ou deux filles ont de jolis visages mais que la majorité a des corps sveltes et soignés. Elle s’entraîne elle-même deux trois heures par jour et est bien roulée, mais elle me demanda comment les filles faisaient pour être si minces. Je lui dis qu’elles fument au lieu de manger, qu’elles prennent du Yaa Baa et autres drogues pour rester éveillées, boivent beaucoup, et que grossièrement elles bousillent leur santé avec ce boulot. "Oh, pourquoi certaines filles s’assoient elles avec ces types ?" Je lui montre du doigt le Thaï un peu plus bas en face de nous ; il suffit de lui dire qu’elle fille vous plait, il la fera venir s’asseoir avec vous entre chaque danse, vous lui payerez une boisson sur laquelle elle touchera un pourcentage, et elle vous tiendra compagnie jusqu’au prochain tour de danse. "Mais que se passe-t-il si la fille ne veut pas s’asseoir avec le type ? S’il est trop gros, trop vieux ou laid ? " Je lui répondis que les filles doivent faire leur quota de consommations par équipe et qu’elles se moquent bien que ce soit de vieux mecs moches qui leur paient. Elle hausse les épaules en signe de compréhension. Elle regarde encore un peu plus.

– " Pourquoi les filles sortent elles habillées de leurs vêtements de ville et partent elles avec des clients ?"

– " Hum… Heu… Elles ont été « barfinée », le propriétaire du bar s’est probablement fait payer 500-1000 THB pour la libérer quelques heures ou la nuit, et ils sont en route pour un hôtel de passes. "

– " Pourquoi voudraient-elles coucher avec ces mecs, même le jeune et beau gars était visiblement ivre et odieux…"

Je lui dis que je ne pense pas qu’elles « veuillent », mais qu’elles le font par ce que ça paie bien et je lui expliquai alors la structure des prix.

– " Mais quant est-il des maladies ou que se passe-t-il si l’homme la bat ? "

– " C’est un risque qu’elles prennent, espérons qu’elles fassent mettre un préservatif à leurs clients. "

– " Que c’est triste." Je ne pouvais qu’être d’accord avec elle. Les filles avaient un air morne et sortaient dehors risquer leur vie en espérant que les types qui les louaient pour la nuit ne soient pas porteurs du virus du VIH.

Après quelques minutes je me penchai vers elle et chuchotai "maintenant regardez les hommes". Les hommes ne pouvaient quitter des yeux les danseuses, ils étaient comme hypnotisés et leurs yeux ne manquaient aucun des moindres et faibles mouvements que les filles faisaient. Plus de clopes, plus de bières, quelques allers et retours aux toilettes, encore une clope, encore une bière, un nouvel aller et retour… et ils en choisissent éventuellement une. En regardant l’interaction entre les filles et les hommes, elles pelotant leur entrejambe, etc., elle ne pouvait croire que des femmes Thaïlandaises puissent se comporter de la sorte. En fait, elle paraissait être sur le point de pleurer. Pour la dérider un peu je lui dis qu’il y a trois hommes qui dansent autour des barres verticales, "pouvez vous me dire où ils sont ?" Au début elle ne me croyait pas, mais quand je lui ai désigné les « katoeys » et expliqué pourquoi elle devait me croire, elle m’a dit qu’elle aurait été bernée. Je lui répondis que beaucoup d’hommes se faisaient prendre au piège. "Qu’est-ce que vous voulez dire ?" "Je veux dire qu’ils vont à la chambre d’hôtel, enlèvent leurs sous-vêtements et alors se font face deux quéquettes". Finalement elle rit et dit « bien fait pour eux ! » J’étais d’accord… mais n’en disons pas plus. Nous avons payé l’addition et nous nous engagions vers la sortie quand quelques « dames » me demandèrent d’aller s’asseoir avec elles, et bien que je sois accompagné elles ne lâchèrent pas le morceau comme ça et tinrent ferme la position ; j’ai du les fixer d’un regard vraiment furieux pour les faire reculer.

Nous nous sommes baladés aux alentours de Pong en commentant ce qu’elle venait de voir et je lui ai demandé si elle était prête pour un spectacle à l’étage. Elle me dit qu’elle avait vu les affiches et qu’elle pouvait imaginer, donc inutile d’aller voir le spectacle. Je ressentis la même chose et nous sommes partis à la recherche d’un taxi. À ce sujet je veux dire… qu’il est très difficile de trouver un taxi qui mettra en route le compteur. Ils se contentent de vous rire au nez. Quand ceci arriva la troisième fois je sortis mon appareil photo, j’ouvris la porte passager avant et j’ai demandé "nous voulons que vous mettiez en route le compteur et que vous nous emmeniez à Soi Cowboy." L’imbécile a ri. J’ai pris une photo de sa licence de chauffeur de taxi et je lui ai dit que j’irai porter plainte dès le matin et tout d’un coup le compteur fut en route et il nous emmena à Cowboy assez vite. Ces extorqueurs garent leurs « tuktuks » et leurs taxis sur toutes les places de stationnement disponibles et ils essaient de contrôler une zone entière « hors compteur ».

Nous arrivons ainsi à Cowboy et elle dit "ce quartier me parait plus joli, moins bruyant, moins tapageur" ce en quoi je suis d’accord et je lui dis que c’est pourquoi de nombreux expatriés viennent ici. C’est plus fun et plus détendu. "Plus fun, comment ? " Aussi après avoir pris quelques photos dehors j’attrape son bras et nous entrons au Long Gun ; elle se fige la main sur la bouche. Mêmes barres verticales chromées qu’à Pong, même type de danseuses, mais portant seulement des bottes… et rien d’autre. Je la conduis à une table où nous commandons des Coca-cola et voilà… nous sommes maintenant assis à moins de trois mètres d’environ vingt femmes totalement nues qui s’accroupissent pour nous montrez leur marchandise, qui se penchent, les trucs habituels… et mon amie de la soirée est figée ! Aussi… de nouveau… je lui dis de regarder leurs visages et de me dire ce qu’elle voit. Elle me réplique "qu’elles regardent dans le vide, personne en particulier, qu’elles sont comme des animaux dans une exposition !" Oui c’est tout à fait ça, lui accordai-je. Elles sont déshumanisées au point que danser nue n’est plus une affaire, et elles ne font même pas attention au vieux bougre de soixante ans qui s’est affalé sur le comptoir sale du bar pour pouvoir mieux voir sa marchandise alors qu’elle s’accroupit. Comme un morceau de viande au marché. Cette fois elle prend l’initiative de regarder les hommes. Ici les hommes ont l’air un peu plus tristes, plus vieux, plus gros, plus laids et peuvent quitter des yeux les filles. Ce n’est pas un problème, ils payent de toute façon. Mais je m’attendais au commentaire qui allait venir, je compte 1, 2, 3 et,

– " BKKSW, ces types doivent avoir peu d’estime d’eux-mêmes pour venir ici et payer pour avoir des relations sexuelles avec des filles plus jeunes que leurs petite-fille ! "

– " Hum… il est possible qu’ils soient assez fiers d’eux quand ils arrivent en à ramener une dans leur chambre. "

– " Alors, ils sont malades ! "

C’était indiscutable. Je crois qu’un jour j’aurais la même maladie. La monotonie de la scène fut rompue quand les filles quittèrent la scène pour être remplacées par deux filles nues qui s’apprêtaient à être peintes en fluo. L’artiste fut assez rapide, fit du bon boulot, et ce ne fut pas inintéressant. Mais il était temps de partir.

Nous marchons un moment et elle reste muette.

– " Tous les hommes se comportent comme ça ? "

Je lui réponds que je ne sais pas mais que personnellement je ne connais pas un homme qui soit resté plus d’un week-end dans le coin sans céder.

– " L’avez-vous fait ? "

– " Vous vivez avec moi depuis trois mois maintenant, m’avez-vous déjà vu venir ici ? "

– " Non "

Elle sembla satisfaite. Ouf…

– " Est-ce que tous les « farangs » viennent ici et couchent avec ces femmes ? "

Moi,

– " Probablement, mais il y a différents cas. Certains essayent mais n’aiment pas, ils passent leur chemin. Certains n’ont en jamais assez. "

Nous sommes retournés à la maison en taxi et nous avons passé le trajet au jeu des questions-réponses ; quand je lui ai dit que les endroits fréquentés par les « farangs » ne représentent que 10% de ce genre d’endroits, et que le reste est fréquenté par des Thaïs, elle eu l’air très désemparée.

– " Alors c’est vrai cette raison souvent invoquée pour laquelle les Thaïlandaises ne veulent pas épouser des Thaïlandais ? "

Je lui dis que je ne pense pas que tous les Thaïlandais soient comme ça, mais qu’il y en a beaucoup… et que les farangs qui vont dans ces endroits ne sont pas des hommes à épouser non plus. Elle me dit qu’elle ne se voyait pas épouser un homme qui aurait fait ces choses là… C’est drôle, mais moi non plus, je ne me vois pas être marié à une femme qui aurait eu cette vie. Nous étions d’accord. La question suivante :

– " Est-ce que tous les « farangs » viennent en Thaïlande pour aller dans ces endroits ? "

– " La plupart, mais pas tous. "

– " Eh bien, comment une fille Thaï bien pourrait-elle rencontrer un homme qui n’y soit pas allé ? "

C’est une chose à laquelle j’avais déjà beaucoup pensé. J’ai quelques idées mais je ne sais pas si je veux en faire part. Il y a vraiment des Thaïlandaises bien là autour, et il y aussi des étrangers bien qui ont en tête de se marier et qui veulent quelqu’un en qui avoir confiance.

J’ai caressé l’idée d’un service de rencontre et de mariage très haut de gamme où les prétendants devraient présenter à un certain moment de la relation le résultat d’une enquête d’antécédents. Ce serait cher. Probablement facturé 5-10 k minimum pour ce que j’ai en tête. Je ne fais pas les choses à moitié et je n’échoue pas. Satisfaire pleinement les postulants au sujet de ce qu’ils obtiendront réellement, et pour le faire comme il faut, cela pourrait demander beaucoup de temps et d’argent… mais j’y ai pensé par ce qu’un tel niveau de service n’existe pas. Il y a plein d’agences de rencontre et de mariage, vous pouvez y rencontrer quelqu’un et faire quelques vérifications pour moins cher je suppose… mais ça sous-entend que l’homme qui a de l’argent et qui paie les factures est un bon gars alors que la fille est potentiellement une mauvaise personne. Vous ne me ferez pas croire ça. Si je dois trouver les meilleures des honnêtes femmes Thaïlandaises, la crème pour ainsi dire, et bien le choix va être réduit… mais mon succès devrait se construire plutôt sur une réputation faites par des clientes satisfaites plutôt que sur des recommandations faites d’homme à homme. L’homme… pour s’assurer qu’il obtiendrait bien ce qu’il a demandé, devrait être disposé à payer une somme coquette dont une partie serait utilisée pour une enquête sur lui ; les honoraires seraient quand même dus s’il échouait à n’importe lequel des critères de sélection prédéterminés et que je fournirais à l’avance. Est-ce que ça marcherait ? Je peux trouver les femmes, du genre sincère. Est-ce qu’un homme pourrait payer 10 k pour trouver une partenaire 100% fiable ? En sachant qu’elle serait au courant des ses antécédents et qu’on l’aurait conseillé. Je pense que sur le long terme 10 k serait bon marché… Mais c’est juste une idée que j’ai… et qui revient plus souvent que je n’ose l’admettre.

Nous voilà revenu à la maison et nous rions de nous dans l’ascenseur par ce nous puons tout les deux l’alcool et le tabac bien que nous n’ayons ni bu ni fumé. Nous nous engouffrons dans la porte d’entrée et nous nous ruons à la douche où nous nous récurons fort pour nous sentir de nouveau propre. Un peu plus tard elle me rejoignit où je travaillais sur mon ordinateur et elle me remercia. Je lui demandai "de quoi ?" "De m’avoir ouvert les yeux sur mon propre pays. Je vis à Bangkok depuis six ans et je n’avais jamais rien vu de tel, et ça me fait mal pour mon pays. " Je lui dis que les endroits fréquentés par les Thaï sont répandus dans toute la Thaïlande, ce qu’elle croit, et elle me dit que dans le futur elle sera plus attentive. Maintenant elle se sent plus aguerrie par cette connaissance, et ceci mes amis c’est le pouvoir. Elle dit d’une voix très douce "merci, je vous aime bien". Ça m’a presque brisé le cœur. J’essaie de dédramatiser en lui disant qu’elle est une « affaire » et qu’elle m’aide beaucoup, mais je sais ce qu’elle veut dire. En tant que gouvernante elle gagne un salaire correct, mange comme moi, nous voyageons ensemble, elle améliore son Anglais jour après jour, elle reste en forme et sculpte son corps en allant régulièrement à la salle de gym, et elle devient un bon parti pour un type bien… Il y a juste qu’elle ne réalise pas encore… Toutefois il me reste encore au moins trois mois à passer avec elle pour lui faire comprendre. Si seulement je pouvais l’amener à se voir comme moi je la vois. Elle a l’air fatiguée et je lui suggère d’aller au lit, et elle se couche avec toutes ces nouvelles informations à digérer pendant qu’elle dort. Elle a la beauté, des talents, de l’intelligence. Elle a juste besoin d’une opportunité… et je vais m’assurer qu’elle se présente.

En attendant, à la prochaine fois…

Titre original : A field trip. Traduit de l’anglais pas MAGD

Ce qu’en pense Stickman :

Si vous aviez communiqué votre adresse e-mail elle serait noyée de messages de gars qui voudraient bien la rencontrer.

La remarque au sujet des gens du coin qui ne savent pas ce qui se passe est tellement vrai… C’est une des raisons pour lesquelles les autorités se fâchent quand des gens parlent de ce genre de choses, par ce qu’une bonne partie du pays n’est pas au courant !